Comment comprendre l’apparition des noms de famille ?
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par pacific |
Les noms de familles en France sont appelés également « patronymes », car ils étaient, jusqu’à une législation récente, traditionnellement transmis par le père à ses enfants.
Mais l’origine de ces noms de famille est elle aussi relativement récente en regard de l’histoire, car ces patronymes n’ont pas toujours existé. En fait, les noms se sont généralisés en France au cours du Moyen-âge seulement.
Étapes de réalisation
Jusqu’au XIème siècle, les individus étaient désignés par un nom unique (notre prénom actuel), auquel on ajoutait parfois un surnom (qui deviendra le patronyme).
A partir du XIème siècle, un essor démographique important oblige les nombreux porteurs d’un même nom au sein des villes ou des villages à se différencier entre eux par l’octroi d’un surnom, de façon plus systématique qu’auparavant. A noter que ce surnom n’est jamais choisi par l’individu lui-même, mais attribué par son entourage. Ce surnom restera individuel (non transmis à la descendance), dans un premier temps.
Ces surnoms tirent majoritairement leurs origines de quatre sources principales :
Le prénom devenu nom de famille (Richard, Benoît, Henry, Girault…)
Le métier exercé (Boulanger, Taillandier, Métayer, Texier…)
Les noms de lieux (Dupont, Dubois, Deslandes, Laville…)
Les sobriquets (Leblond, Legrand, Bossuet, Lecoq…)
A partir du XIIIème siècle, ce surnom va peu à peu se transmettre de façon héréditaire. Il se fixe progressivement, avec ou sans aménagements, aux descendants de celui qui l’a reçu. L’usage de deux noms se généralise. Le nom de l’individu devient « prénom », son surnom transmis « nom de famille ».









