Comment comprendre la crise de la presse en France ?
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par marty |
Depuis la fin de la deuxième guerre mondiale, la presse écrite en France connaît une lente érosion, fortement accentuée depuis les années 1980. Coûts de diffusion trop onéreux, concurrence peu équitable d'Internet, émergence des gratuits et des journaux citoyens sur le web, la presse française se heurte à un mur et se trouve à un tournant historique. Crise d'abord mondiale, la crise touche aussi une certaine indépendance de la presse, un certain journalisme de qualité.
Liste des fournitures
- Intérêt pour les médias
- Souci d'indépendance des journaux
Étapes de réalisation
L'arrivée d'Internet aura complètement plombé la diffusion de certains journaux. Aujourd'hui, en PQN (Presse quotidienne nationale), peu de journaux peuvent se targuer d'être positifs. Le groupe Amaury, qui comprend "L'Equipe" et "Le Parisien-Aujourd'hui en France" est de ceux-là. Mais "Le Monde" et "Libération" ne peuvent qu'admirer cette réussite avec des comptes calamiteux.
Les gratuits, type "Metro" ou "20 Minutes" contribuent également à altérer la crédibilité des journaux payants. En proposant de l'information gratuite, ils otent le geste de l'achat du journal le matin avec son café-croissant. De sorte que les journaux régionaux, pour survivre, sont obligés de lancer leur propre gratuit (Réseau "Plus" partout en france en partenariat avec "Direct Matin").
Pour survivre, la presse payante est obligée de se concentrer et de s'unir dans des groupes de presse. La presse régionale est ainsi subdivisée dans de grandes régions (le Sud pour "Hersant Média", l'Ouest pour "Ouest-France", l'Est pour Dassault...).
Le problème est là : les grands groupes de journaux n'appartiennent pas à des industriels de la presse, mais de l'armement (Dassault et Lagardère). De plus, ces grands patrons entretiennent des relations privilégiés avec le pouvoir. Après tout ça, comment croire à des journaux fiables, indépendants et de qualité ?
Heureusement, quelques journaux tentent la résistance. Dans la presse écrite, "Le canard enchaîné" reste le seul journal à proposer un journal entièrement dépourvu de publicités. Sur le net, "Rue 89" et "Mediapart" proposent ce qu'ils ne peuvent pas faire dans la presse écrite, un journal de qualité. Ces anciens de "Libé" et du "Monde", dans des modèles différents, gratuit pour l'un, payant pour l'autre, sont d'excellents modèles sur ce que devra être la presse dans l'avenir.
Commentaires
27/01/09 La crise de la presse est très complexe, comme celle qui touche d'autres secteurs (éducation, recherche etc), cette crise est le résultat de notre société malade comme beaucoup d'autres.
Les journaux cités comme étant en résistance ne le sont pas réellement tous mais c'est effectivement agréable de lire autre chose que de la dépêche AFP retitrée (et encore pas toujours).
Sans parler des répercussions désastreuses que cette crise engendre dur la société, il ne faut pas perdre de vue non plus le triste sort des journalistes. Oui, ils existent encore, pour certains incompétents cette crise est une aubaine pour les autres c'est juste une catstrophe de voir son métier torpillé de la sorte.
Chercheurs, profs, journalistes et j'en passe... des espèces menacées d'extinction programmée.











fbascunana
27/01/09 Crise de la presse : de la vanité du débat victimaire aux subsides scandaleuses
Je suis passé sur BFM TV vendredi 23 pour exprimer mon coup de gueule à ce sujet :
http://www.bascunana.com/societe/2009/01/20090123-bfmtv-webcam-marshall-truchot-presse-en-crise-sarkozy/
Et je propose d'organiser un plateau TV à ce sujet dans mes studios Webcastory (ceci vaut appel à candidatures !).