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"Le monde s'est laissé régler, les foules sont apprivoisées L'économie est leur Bible, consommation est leur ange Et on prie l'esprit billet pour qu'il nous laisse épargner On croit qu'on décroche la lune avec nos ailes de mésange"

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Comment définir la "forêt de paradoxes" de Stig Dagerman ?

 

par Josephine4 |

     

Ecrivain et journaliste suédois, Stig Dagerman (5 octobre 1923 - 4 novembre 1954) est l'auteur de nombreux textes littéraires dans lesquels il aborde des questions existentielles universelles comme l'amour, la justice, la compréhension, etc. Son talent fut reconnu dès la parution de son premier roman, "Le serpent", en 1945. Dans son ouvrage intitulé "La dictature du chagrin et autres écrits politiques", il parle d'un problème sous le nom de "forêt de paradoxes" ; de quoi s'agit-il?

Étapes de réalisation

1.

Parmi les textes politiques de "La dictature du chagrin", Dagerman écrit ceci : "Comment est-il possible par exemple de se comporter d'un côté comme si rien au monde n'avait plus d'importance que la littérature, alors que de l'autre il est impossible de ne pas voir alentour que les gens luttent contre la faim et sont obligés de considérer que le plus important pour eux, c'est ce qu'ils gagnent à la fin du mois ? Car il [l'écrivain] bute sur un nouveau paradoxe : lui qui ne voulait écrire que pour ceux qui ont faim découvre que seuls ceux qui ont assez à manger ont le loisir de s'apercevoir de son existence." Dagerman nomme cela la "forêt de paradoxes".

2.

Dagerman soulève ici un problème important : celui de l'écrivain (et nous pourrions parler plus généralement des artistes) engagé contre les inégalités sociales s'apercevant que son œuvre ne touche que les plus aisés. Ce dernier voulait écrire pour se battre aux côtés des affamés mais ne touche, au final, que ceux qui ont la panse pleine. Pourquoi ?

3.

Est-ce parce que la lecture (et peut-être même l'art en général) est un passe-temps bourgeois ? Parce qu'il faut avoir du temps pour s'y adonner ? Parce que celui qui passe douze heures chaque jour dans une usine n'a pas envie d'ouvrir un livre le soir ? Dagerman est-il pessimiste ou l'art ne touche-t-il vraiment qu'une partie aisée de la population ? Si c'est le cas, comment sortir de cette forêt de paradoxes ? Voici quelques interrogations qui peuvent recevoir des milliers de réponses différentes.

4.

L'écriture (et l'art en général) ne touche pas seulement ceux qui baignent dans l'opulence. En témoigne par exemple la naissance de courants artistiques issus de milieux populaires comme le hip-hop qui regroupe écriture, musique, danse et peinture !

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