Comment comprendre la F1 des années 50 ?

 

par isleworth |

     
Comment comprendre la F1 des années 50 ?

La F1 des années 50

Le Championnat du monde des conducteurs de Formule 1 fut créé en 1950. Bien que la Formule 1 existait déjà depuis l’après-guerre, et les Grands Prix automobiles depuis le tout début du XXème siècle, cette année marqua le vrai départ d’un des sports aujourd’hui les plus suivis à travers le monde. Cet article présente les Grands Prix, les pilotes et les voitures de la première décennie de la Formule 1.

Étapes de réalisation

1. Les Grands Prix

A cette époque, seuls quelques Grands Prix, les plus importants et prestigieux, constituaient le championnat du monde. En 1950 ce furent les Grands Prix de Grande-Bretagne, Monaco, Suisse, Belgique, France et Italie, auxquels on ajouta les 500 miles d’Indianapolis, mythique course américaine, afin que l’appellation « Championnat du monde » soit davantage justifiée, tous les Grands Prix étant disputés en Europe.


Les Grands Prix et les vainqueurs de ces Grands Prix officiels passèrent à la postérité tandis que les autres courses de Formule 1, appelées Grands Prix hors championnat, furent plus confidentielles.


Quant aux 500 miles d’Indianapolis, elles faisaient figure d’intrus dans ce championnat du monde : voitures différentes, pilotes différents… La course avait même lieu à la fin en même temps que le Grand Prix de Monaco ou bien des Pays-Bas. Puisque le championnat commençait à visiter des Grands Prix non européens à la fin des années 50 (Argentine, Maroc et même Etats-Unis), les 500 miles disparurent logiquement du calendrier dès 1961.

2. Les règles du jeu

Durant les années 50, les Grands Prix étaient plus longs qu’aujourd’hui, y compris en distance à parcourir. Les courses duraient plus de deux heures, généralement trois et parfois plus.


A cette époque, seuls les cinq premiers pilotes marquaient des points (8 points pour la victoire, puis 6, 4, 3, et 2 points). L’auteur du meilleur tour en course était également récompensé d’un point. A une époque où les chronométrages étaient plus aléatoires et moins précis, ce point du meilleur tour en course était parfois partagé par plusieurs pilotes ex-aequo (et même 7 pilotes qui récoltèrent chacun 0,14 point lors du Grand Prix de Grande-Bretagne 1954).


A la fin de l’année, seuls les meilleurs résultats de chaque pilote étaient comptabilisés pour l’attribution du titre, afin d’encourager la performance et le panache plutôt que la fiabilité.

3. Partager une voiture

Une des grandes particularités de la Formule 1 des années 50 est le droit qu’avaient les équipiers d’un même constructeur de partager une voiture. Par exemple, si le pilote A d’une équipe abandonnait, il avait le droit de reprendre la voiture du pilote B lors d’un ravitaillement, et de terminer ainsi la course. Les points étaient alors partagés entre les deux voire trois pilotes (jusqu’en 1957). Ainsi deux pilotes remportèrent les Grands Prix de France 1951 (Fangio et Fagioli), d’Argentine 1956 (Fangio et Musso) et de Grande-Bretagne 1957 (Moss et Brooks).

4. De vrais gentlemen

Les pilotes des années 50 étaient des vrais gentlemen dans la vie et sur les circuits, et constituaient une grande famille. Le respect qu’ils avaient les uns pour les autres n’avaient d’égal que le danger qu’ils bravaient lors de chaque épreuve.


L’exemple le plus célèbre de geste chevaleresque fut celui de Peter Collins, en 1956. Ce jeune britannique d’à peine 25 ans et à l’existence romantique, pilote Ferrari et équipier de Juan Manuel Fangio, se retrouva en lice pour le titre de champion du monde lors du dernier Grand Prix de la saison, face à Fangio. Fangio abandonna prématurément et lorsque Collins, virtuellement champion du monde, ravitailla et vit Fangio à pied, il lui céda sa voiture, lui disant qu’il méritait le titre plus que quiconque, qu’il était très jeune et que son heure viendrait. Ce jour là, Fangio remportait le championnat du monde ; Collins se tuait à 26 ans lors du Grand Prix d’Allemagne 1958.

5. Les grands pilotes

Les plus grands pilotes des années 50 furent Juan-Manuel Fangio (quintuple champion du monde, un record jusqu’en 2003), Stirling Moss (le champion sans couronne, 16 victoires mais éternel second au championnat), Alberto Ascari (double champion du monde en 1952 et 1953 en remportant presque tous les Grands Prix, et qui se tua en 1955), Mike Hawthorn (jeune britannique débridé, qui courait en nœud papillon, qui se tua à 29 ans dans un accident de la route après son titre et sa décision d’arrêter la compétition), Giuseppe Farina (le champion du monde 1950, à 44 ans), Jose Froilan Gonzalez, Tony Brooks ou encore Peter Collins.

6. Du moteur à l'avant au moteur à l'arrière

Dans les années 50, les Formule 1 étaient massives et ressemblaient à de gros cigares. Les moteurs étaient encore situés à l’avant. En 1952 et 1953, les Formule 1 furent exceptionnellement construites selon les règles techniques en vigueur en Formule 2. En effet, Alfa Romeo s’était retiré de la compétition et cette disposition visait à empêcher Ferrari, l’unique concurrent d’Alfa Romeo, de tuer la compétition. Cela n’a pas vraiment eu d’effet bénéfique car Ferrari remporta tous les Grands Prix de cette période. La prise de pouvoir des équipes privées britanniques (Vanwall, Cooper, BRM, Lotus) à la fin de la décennie, avec la compétitivité des petites Formule 1 à moteur arrière, a placé en 1959 la Formule 1 à l’aube d’une nouvelle ère.

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