Comment comprendre le philosophe Henri Bergson ?

 

par élisa6 |

     
Comment comprendre le philosophe Henri Bergson ?

Né à Paris en 1859, Henri Bergson est un philosophe français qui a marqué le XXè siècle. Bergson propose une philosophie de la vie, saisie comme un élan créateur, contre l'abstraction des métaphysiciens. Ses principaux domaines de réflexion : la durée, l'intuition, la conscience, l'intelligence, la matière et la mémoire, la pensée.

Étapes de réalisation

1.

Sa vie

Henri Bergson (18 octobre 1859 - 4 janvier 1941) est né à Paris, d'un père issu d'une famille juive polonaise et d'une mère anglaise. Etudiant brillant, il entre à l'Ecole Normale Supérieure (ENS) en 1879, la même année que Jean Jaurès. Il y obtient une licence de lettres et l'agrégation de philosophie. Il est ensuite professeur de philosophie à Angers et à Clermont-Ferrand, avant de revenir sur Paris. En 1898, il devient maître de conférence à l'Ecole Normale Supérieure, puis professeur.
Il épouse en 1892 Louise Neuburger, avec qui il a une fille, Jeanne.
En 1927, il obtient le Prix Nobel de Littérature.

2.

Son oeuvre

Henri Bergson a publié quatre grands ouvrages : "Essai sur les données immédiates de la conscience" en 1889, "Matière et mémoire" en 1896, "L'évolution créatrice" en 1907 et "Les deux sources de la morale et de la religion" en 1932. Son oeuvre la plus importante est "L'évolution créatrice". Il y réfléchit sur l'étude philosophique de la théorie de l'évolution. Cet ouvrage, considéré par beaucoup comme une date dans la philosophie, a permis à Henri Bergson de connaître une renommée internationale, la reconnaissance de tous ses pairs et la popularité.
Les influences principales de Bergson sont Kant (qui est peut-être son principal "opposant" en philosophie), Spinoza, Simmel, Spencer, Frege, Shopenhauer ou Descartes.

3.

Un concept bergsonien : le temps

Pour Bergson, le temps que mesure la science est différent du temps vécu par la conscience. En effet, nous spatialisons de manière inconsciente le temps : en science, le temps est découpé, divisé et calculé. Pour notre conscience, le temps est un flux continu.
D'où le concept de "durée", c'est-à-dire le temps réel qui est celui, vécu, du moi intérieur. La durée définit un temps qualitatif, continu et imprévisible, dans lequel on ne peut séparer un état antérieur d'un état ultérieur.
Pour Bergson, toute représentation du temps dans l'espace, comme le tracé d'une ligne divisée en intervalles réguliers, manque la "durée" : au lieu de saisir la mobilité, le mouvement lui-même, on fixe des états. L'intelligence est donc incapable, pour Bergson, de saisir la durée.

4.

L'intuition et l'intelligence

D'où la distinction établie par Bergson entre l'intelligence et l'intuition. Pour lui, l'intelligence est un calcul qui permet de prévoir, de se mettre à l'abri, de survivre mieux. L'intelligence s'épanouit avec la technique.
Alors que l'intuition est réglée sur la durée. Elle transcende l'intelligence car elle va chercher à l'intérieur de la vie une source de connaissance. Selon Bergson, le réel est donc connaissable dans son origine.
Ce n'est pas pour autant que Bergson oppose les deux notions. Il précise que l'intuition ne peut se réaliser qu'après un grand effort intellectuel, et ne peut se communiquer qu'avec l'aide de l'intelligence.

5.

La conception dualiste de l'être

Selon Bergson, l'esprit existe par lui-même, il n'est pas un produit de l'activité du cerveau. Bergson combat ainsi l'idée de parallélisme : pour lui, il n'y a qu'une solidarité entre le corps et l'âme, pas une dépendance.
Dans "Matière et mémoire", le philosophe s'oppose à l'idée de localisation cérébrale et montre que la fonction de la mémoire excède l'organe du cerveau. Il pose ainsi une distinction entre deux formes de mémoires : la mémoire habitude, qui repose sur les habitudes corporelles, et la mémoire pure, qui définit l'essence spirituelle de l'homme et qui comporte tout ce qui fait l'histoire personnelle de chaque individu.

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