Comment maîtriser son stress ?

« Le stress est une agression psychique produisant une réaction non spécifique neuroendocrinienne et éventuellement des manifestations psychopathologiques ». En d’autres termes, le stress est une réponse de l’organisme aux facteurs d’agressions physiologiques et psychologiques ainsi qu’aux émotions qui nécessitent une adaptation. Attention, le mot stress désigne à la fois l’action de l’agent agresseur et la réaction du corps.

Étapes de réalisation

1.

Le stress fait partie de la vie. Personne ne peut traverser la vie sans jamais connaître de stress. Certes, mieux vaut un bon stress, celui qui accompagne les défis, qu’un mauvais stress. Mais attention. Trop de stress, ou de façon prolongée, peut devenir négatif et priver l’individu d’une grande partie de sa joie de vivre. En revanche, ne pas avoir de stress du tout est préjudiciable. En effet, trop peu de stress signifie que l’individu est en retrait et qu’il risque de manquer de cet élan vital si indispensable à la vie. Trouver le bon niveau de stress dans la vie, c’est comme trouver la bonne tension pour une corde de violon. Trop de tension peut faire se casser la corde. Pas assez, il n’y a pas de musique ou cette dernière est mauvaise. Il est important de différencier l’anxiété du stress, afin de mieux comprendre ce qu’est le stress. L’anxiété est une émotion. Le stress, lui, fait toujours référence à une situation dans laquelle on se trouve et qui oblige à s’adapter. Il ne peut donc être réduit seulement à une émotion. Toutefois, le stress produit presque toujours des émotions parmi lesquelles on retrouve la peur, la colère ainsi que la joie et la tristesse.

2.

La physiologie du stress
- Accélération du rythme cardiaque et augmentation de la tension artérielle, qui concourent à augmenter la circulation sanguine musculaire et pulmonaire.
- Augmentation de la fréquence respiratoire avec élargissement des narines, dans le but d’entraîner l’inhalation de plus d’air, et donc d’oxygène, par les poumons.
- Ralentissement de la digestion.
- Redistribution de la circulation sanguine, de la peau et des viscères vers le cerveau et les muscles du squelette. Mise en tension des muscles pour se préparer à l’action.
- Augmentation des phénomènes de la coagulation, dans le but de parer à toute blessure éventuelle.
- Dilatation des pupilles afin d’améliorer la vision.
- Conversion du glycogène hépatique en glucose. Ce dernier s’assemble ensuite avec des acides gras libres, pour composer une source d’énergie rapidement mobilisable.

3.

Un des meilleurs moyens de comprendre le stress est de consulter le modèle de détresse émotionnelle, dit Modèle ABC, élaboré par le psychologue Albert Ellis :
A (Activating en anglais) désigne l’événement déclenchant ou la situation potentiellement stressante.
B (Beliefs en anglais) représente les croyances, les pensées, la perception qu’éprouve l’individu au sujet de A.
C (Consequence en anglais) est la conséquence émotionnelle et corporelle qui découle de ces croyances, pensées ou perception, autrement dit le stress.
Trois possibilités de gérer le stress : changer le A, changer le B, changer le C.
Exemple au quotidien : Vous marchez dans la rue et vous parlez avec un ami. Quand tout à coup, quelqu’un venant en sens contraire vous heurte assez fortement en poursuivant son chemin, vous êtes furieux et vous vous retournez pour lui crier une insulte. Dans ce cas, l’adversité est le fait d’être heurté et la conséquence, le sentiment de colère et le besoin de crier une insulte. La croyance pourrait s’exprimer dans ces termes : «Il l’a fait exprès et ne s’est même pas excusé ! ». Mais lorsque vous vous retournez pour exprimer votre colère, vous constatez que l’homme porte des lunettes noires et marche à l’aide d’une canne blanche : il est aveugle. Soudain, la conséquence change : vous ne dites rien et vous vous sentez un peu confus de vous être emporté de la sorte. C’est la croyance au sujet de l’adversité qui a changé ! C’est elle qui a influencé la conséquence, non l’adversité.

4.

Un moyen efficace pour s’adapter : l’assertivité
Être assertif, c’est :
- poursuivre ses objectifs,
- faire valoir son point de vue,
- poser ses exigences tranquillement mais fermement tout en conservant une relation constructive avec autrui,
- jouer cartes sur table et ne pas craindre le « face-à-face »,
- négocier sur la base d’objectifs précis et clairement affichés,
- fonder ses rapports aux autres sur la confiance et le respect plutôt que sur la domination et le calcul,
- savoir prendre des décisions difficiles que nécessite une situation, même si elles sont impopulaires.
La personne assertive privilégie la responsabilité individuelle et se sait capable de prendre en charge son destin.
- elle est consciente, autonome et spontanée,
- elle sait dire « non » sans se sentir coupable,
- elle a de la confiance en soi,
- elle dit « je », en évitant le « on » ou le « nous » de dédouanement,
- elle regarde son interlocuteur dans les yeux,
- elle est bienveillante et sans a priori.
L’attitude assertive apparaît spécialement utile dans les situations suivantes :
- quand il faut dire quelque chose de désagréable à quelqu’un,
- quand on doit demander quelque chose et que l’on risque un refus,
- quand il faut dire « non » aux autres, au risque de leur déplaire,
- quand on se sent critiqué,
- quand on est dans un environnement inconnu.

5.

Les autres moyens de gérer son stress :
Développez les loisirs. Il est important que la vie ne soit pas uniquement centrée sur le travail. Une activité complémentaire permet de se changer les idées : le bricolage, la lecture, la photographie, le jardinage, etc.
L’exercice physique est essentiel et trop souvent oublié, quel que soit le sport, l’activité physique a un rôle prépondérant pour atténuer les effets du stress.
L’alimentation influe également sur le stress. Chaque repas a son importance, ne pas en oublier et variez les aliments, ce sont les deux premiers principes d’un bon équilibre alimentaire. Attention au café, au tabac et à l’alcool, car s’ils agissent souvent dans un premier temps comme des calmants dans des situations stressantes, l’escalade est rapidement dangereuse et ils ne font que renforcer l’angoisse.
Des moments de détente. S'allonger dans l’obscurité et le silence, faire des mouvements d’étirement quelques minutes chaque jour. La respiration influe sur la détente corporelle. Apprendre à respirer par l’abdomen afin d’obtenir une respiration calme et régulière qui apaise et dénoue les tensions.

Astuces et mises en garde

Astuce(s) :

Je fais une chose à la fois et je la termine.

Je vis le présent ici et maintenant.

Je suis acteur de mon bien-être.

Mise(s) en garde :

Je prends du recul face aux événements.

Je me fixe des engagements et je m’y tiens.

Commentaires

oliviero | 14/09/2012  

Bonjour un site bien pratique ! En fait par rapport au stress es ce que lorsqu'on a des troubles de concentration d'attention ,voir au ralenti , être la mais absent, sur la lune , et pas se sentir capable de reconduire , tout les déplacements sont difficiles à 38 ans c'est du au stress ?? merci

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