Comment définir les facteurs de la crise de la presse écrite ?

 

par mayanenita |

     
Comment définir les facteurs de la crise de la presse écrite ?

Depuis quelques années déjà, la presse écrite est durement touchée par une crise sans précédent, qui est par ailleurs aggravée par la crise économique mondiale. Cette crise est due à de nombreux facteurs que nous allons exposer ici.

Quelles sont les fournitures nécessaires ?

  • Des journaux prêts à se battre
  • Une crise bien sanglante

Étapes de réalisation

1.

En premier lieu, la perte de crédibilité de la presse écrite est de plus en plus forte, provoquant une baisse de confiance des Français dans ce média. En effet, les mensonges, le voyeurisme, les partis pris sont de plus en plus nombreux, notamment et surtout aux États-Unis, mais aussi en France. L'exemple le plus parlant est celui de l'affaire Outreau et de « ses pédophiles », véritable désastre médiatique.

2.

On peut citer une cause plus évidente du recul de la diffusion : la croissance du prix de vente des journaux. A titre d'exemple, en 1957, un journal coûte environ 15 francs alors qu'en 1967, son prix a déjà augmenté de 40 centimes et qu'aujourd'hui, il se situe dans une fourchette allant de 0,90 centimes d'euros pour un quotidien local à 1 euro 50, pour un grand journal, sans parler du prix des magazines, qui va croissant avec leur degré de spécialisation, la presse la moins onéreuse étant la presse féminine.

3.

De plus, depuis le début des années 1950, mais surtout dans les années 1975, on observe et en particulier en province, un phénomène de concentration accru avec la création de grands groupes de presse. Le problème réside cependant dans le fait que le contrôle de grands groupes industriels sur la presse menace la pluralité et la diversité de la presse.

4.

L'augmentation des coûts d'impression et la hausse du prix du papier représentent deux postes de dépenses importants du fait de leurs coûts élevés et ont un impact non négligeable sur le prix des journaux papier.

5.

Tout d'abord, le rôle des lecteurs français dans cette baisse de diffusion n'est pas à négliger. Parmi ceux-ci, les jeunes (tranche d'âge comprise entre 15 et 24 ans) ont tendance à délaisser la lecture des journaux pour la télévision, la radio ou plus souvent l'ordinateur quant ce n'est pas un manque total d'intérêt lié au peu de journaux auxquels ils seraient susceptibles de s'identifier. D'une manière plus générale, on observe un recul des pratiques de lectures des Français : 55% d'entre eux parcourent un quotidien chaque jour en 1973 et moins de 40% en 1998, même si le lectorat tend cependant à augmenter avec l'âge.

6.

La place accordée à la télévision dans nos vies est de plus en plus importante. Par exemple, en 1998, un Français, tous âges et toutes situations sociales confondus, consacre 30 minutes par jour à la lecture de la presse contre 191 minutes à l'écoute de la radio (on peut penser qu'il l'écoute dans la voiture) et 193 à la télévision.

7.

Mais ce ne sont pas les seules responsables : le développement d'Internet participe lui aussi à la crise. L'expansion de la bulle Internet s'est traduit par la création de nombreux sites et notamment des sites qui apparaissent dès le début des années 1990, où les journaux peuvent diffuser leur presse en ligne : 79% des quotidiens possèdent déjà leurs propres pages web. On peut aussi consulter les archives de journaux, on trouve également des distractions diverses, des petites annonces, en plus de l'actualité, souvent mise à jour au jour le jour, voire plusieurs fois dans la journée pour amener plus de réactivité. Malheureusement, ces sites ne sont pas rentables.

8.

De plus, une constante diminution du nombre de points de vente est observable depuis quelques temps. Les 400 marchands de journaux fermés en 2005 en sont la parfaite illustration. La conséquence de cette diminution des points de vente est une baisse de la diffusion de la presse écrite et aussi un développement des offres par abonnements ou par portage. En 1999, sur l'ensemble de la presse, 27% du chiffre d'affaires réside dans ces méthodes de diffusion.

9.

De plus, la profession de journaliste est aujourd'hui soumise à critiques, mal payée, tout cela ajoutant à des conditions d'exercices se dégradant de plus en plus.

10.

Enfin, les journaux gratuits sont de sérieux concurrents aux journaux payants. Surnommés "fast food de l'information", ils sont entièrement financés par la publicité et touchent un lectorat plutôt jeune, cherchant une lecture rapide et accessible de l'actualité, ou même du sport, ou tout autre domaine. les journaux payants essayent quant à eux de contrer leur avancée en proposant des offres avantageuses, une gratuité temporaire ou des cadeaux etc...

Astuces et mises en garde

Astuce(s) :

Enfin, pour conclure, relativisons les choses, il restera toujours des amoureux de l'odeur incomparable du papier journal !

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