Comment est apparue la chasse aux sorcières à Salem ?

 

par alekhine |

     
Comment est apparue la chasse aux sorcières à Salem ?

Au onzième siècle la sorcellerie était considérée comme magique et merveilleuse. Mais au fil du temps, et à partir du quatorzième siècle, les autorités, mais surtout l'Église, voyaient d'un mauvais oeil ce qu'ils considéraient comme une rivalité à la religion.

Étapes de réalisation

1.

Au seizième siècle les gens croyaient facilement aux fantômes et aux sorcières. Dés qu'une chose ou un événement sortait de l'ordinaire, on l'attribuait au Diable.
Le contexte de crainte perpétuelle, de fausses croyances diaboliques, conduisit à partir du 1er mars 1692 à ce qui s'est appelé "la chasse aux sorcières de Salem".

2.

Il n'y avait rien de pire que la sorcellerie. L'élite de la société de l'époque considérait ceci comme le plus grand péché.

3.

La chasse aux sorcières de Salem débuta en 1692, surtout à l'arrivée du révérend Samuel Paris et de sa famille.
Tibuta, une esclave indienne qui les accompagnait, racontait aux jeunes filles toutes sortes d'histoires de sorcellerie.
Chaque semaine elle réunissait Mary Walcott, Ann Putman, Abigaïl Williams, Sarah Churchill, Elizabeth Booth, Suzannah Shelton, Mercy Lewis, Marry Warren et Elizabeth Hubbard.
Elles essayaient de prédire l'avenir pendant leurs séances.
La divination était interdite par la Bible, car elle était soi-disant une trahison de Dieu.

4.

Deux des jeunes filles, lors d'une séance, semblèrent présenter des signes de possession. Leur état inquiéta les villageois, qui les interrogèrent. Les villageois portèrent des accusations de sorcellerie envers Tibuta et deux femmes qui étaient détestées par la communauté : Sarah Osburn et Sarah Good.
Le 1er mars 1692, les trois femmes sont arrêtées puis interrogées publiquement...
Bien entendu, Sarah Good et Sarah Osburn nièrent avoir fait quoi que ce soit aux jeunes filles ou être en contact avec le Diable.

5.

Les juges ne cherchèrent pas plus loin la cause des tourments des jeunes filles. Ils avaient leurs coupables désignés. Ils accusèrent Sarah Good et Sarah Osburn d'avoir jeté un sort aux fillettes.
Tibuta avoua devant les juges avoir des contacts avec le Diable. Elle prétendit avoir vu un livre Diabolique où figuraient les noms de Sarah Good et Sarah Osburn.
Le procès des trois femmes eut lieu à Boston. Les techniques, pour faire avouer ce que l'on voulait, étaient basées sur la torture. N'importe qui aurait avoué.

6.

De plus, la plupart des femmes accusées de sorcellerie mourraient en prison pour maladies ou malnutrition.
Les autres étaient brûlées, pendues, ou encore noyées. ce fut aussi le cas de Sarah Good et de Sarah Osburn, ainsi que de Tibuta.
En 1796, une prise de conscience des autorités arrêta la chasse aux sorcières. Des lettres d'excuses étaient envoyées aux familles des victimes.
Samuel Paris fut considéré comme le principal responsable de ces tragiques événements. Il dût quitter la communauté religieuse.

7.

Le véritable responsable, l'Église, ne fut pas entaché par cette affaire. Ce qui était curieux, car c'est l'Église qui avait persécuté, torturé et demandé l'exécution des jeunes femmes.
En France, aux Pays-Bas, mais également en Espagne ou au Royaume Uni, des massacres de prétendues sorcières eurent lieu.
On estime à plus d'un million le nombre de victimes.
Le dernier bûcher fut allumé en Espagne en 1781.

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