Comment ne pas devenir accro de son sex-toy?

Comment ne pas devenir accro de son sex-toy?

Il n'y a pas longtemps, une amie à moi s'est retrouvée célibataire. Son petit copain étant un fumiste de la pire espèce, nous avons tous pensé que c'était plutôt une bonne chose... Mais c'était sans compter sur le fameux facteur sexe. La pauvre chérie a fait bonne figure les premiers temps, trop heureuse d'être enfin libérée du joug de ce sinistre individu, mais rapidement elle a compris que si elle pouvait se passer d'homme, elle aurait en revanche plus de mal à se passer de la vie sexuelle épanouie à laquelle elle aspirait tant. Elle a acheté un petit canard vibrant à plumes qu'elle a appelé Plouf et en est devenue totalement dingue...
Un peu trop en fait.

Étapes de réalisation

1.

Plouf, soyons honnêtes, est plutôt chou. Qu'il s'agisse de sa couleur pastel, de son petit strass sur le bec ou de ses grands yeux bleus qui vous fixent avec tendresse, il est difficile de résister à son appel et personne ne blamera Juliette d'avoir cédé à ses avances pressantes. D'ailleurs au départ, nous n'y voyions aucun inconvénient. Comme elle le disait elle-même, elle pouvait enfin jouir des avantages d'une vie sexuelle heureuse sans s'encombrer de l'homme qui va avec, sans passer pour une fille facile et surtout, sans risquer de souffrir. Seulement, le temps passant, elle a totalement oublié le monde extérieur pour ne plus se focaliser que sur ce cher Plouf... Aïe.
"Mais tu n'y prendras plus aucun plaisir au bout d'un moment! -lui dis-je- Tu te rends compte qu'un jour tu en seras même écoeurée?!
-Eh bah on verra au moment venu.", Me répondit-elle avant de prétexter une lessive urgente pour rejoindre son coin-coin chéri.
Mes amies, c'était officiel: la situation était grave. Très grave.

2.

Que Juliette s'envole au septième ciel sur le dos de son canard, c'était une chose. Qu'elle néglige son travail, sa famille et ses amies pour ça, c'en était une autre d'autant qu'elle en avait totalement oublié ses rêves de mariage et bébés et ça, c'était le signe d'un gros problème.
Nous commençâmes par une campagne de prévention savamment orchestrée. Noémie l'appela pour lui raconter d'une voix éteinte qu'elle avait testé un frère jumeau de Plouf et qu'elle s'était littéralement fracturée le bassin, ce qui était à la fois douloureux et humiliant au possible. Juliette lui répondit que ça n'était pas de chance mais Noémie affirma avoir senti un soupçon d'angoisse dans sa voix. Histoire d'en rajouter une couche, Hélène emmena dîner Juliette... dans un bar bourré de jolis garçons. Raour! L'instinct panthère fut plus fort que tout et Juliette se laissa ramener chez elle par un dénommé Vic...

3.

Ainsi finit l'histoire pourrait-on dire... Mais non.
Car par malheur, j'ai moi aussi voulu tester un jumeau de Plouf.
Help.

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