Comment éviter les interactions médicaments et aliments consommés ?

 

par xtiane |

     

On ne prête pas forcément attention, lorsqu'on suit un traitement médicamenteux aux aliments que l'on consomme; Pourtant, leur action peut annuler ou entrer en compétition avec l'efficacité du traitement ; de plus, sauf si un régime strict est obligatoire dans certaines pathologies graves (diabète, par ex.) le médecin aborde rarement ce sujet. Il est bon de connaître ces mauvaises alliances qui perturbent le processus d'absorption du médicament et provoque des effets non souhaités.

Étapes de réalisation

1.

On sait généralement que si on suit un traitement homéopathique, il vaut mieux éviter de consommer de la menthe et que cela vaut aussi pour le dentifrice avec lequel on se brosse les dents le matin, mais pour ce qui est des traitements classiques, hormis l'alcool ou la caféine dont on connait vaguement les risques, c'est souvent en toute innocence que l'on associe les mauvaises combinaisons.

2.

La caféine ne fait pas bon ménage avec les antibiotiques, et surtout ceux qui traitent les infections urinaires ; en effet, en interférant dans l'élimination de la caféine, les antibiotiques peuvent entraîner des palpitations cardiaques. L'alcool potentialise les pertes de vigilance déjà induites par les anti-dépresseurs, les anti-douleurs et anti-allergiques ; allié aux anti-inflammatoires, l'alcool augmente les risques digestifs - crampes, hémorragies, brûlures stomacales -.

3.

Les agrumes combinés à certains traitements n'ont pas l'effet escompté ; on se dit qu'en prenant de la vitamine C par le biais de ces agrumes, on va se requinquer plus rapidement, pas sûr ! Avec les anti-inflammatoires et l'aspirine, ils provoquent des brûlures d'estomac ou des reflux acides ; on atténuera ces effets indésirables en prenant le traitement au cours du repas, pour le mélanger au bol alimentaire.

4.

Le jus de pamplemousse diminue l'effet des antibiotiques, des médicaments contre l'hypertension et rend inefficace la pilule contraceptive ; il peut aussi favoriser des douleurs musculaires ou une insuffisance rénale en augmentant de manière considérable le taux d'absorption des traitements anti-cholestérol.

5.

Si vous suivez un traitement anticoagulant pour fluidifier votre sang et écarter tout risque de thrombose, mieux vaut ne pas manger d'aliments riches en vitamine K, comme les brocolis, choux, ou encore l'avocat.

6.

Vous aimez bien prendre une petite tisane de temps à autre, soyez prudents car, là encore, des produits phytothérapiques comme le millepertuis, qui a des vertus anti-dépressives, peut modifier les traitements instaurés pour des troubles cardiaques, ou encore inhiber l'effet contraceptif oral. Autre exemple, le ginkgo biloba bon pour la circulation sanguine, modifie l'action de l'ibuprofène ; dans ce dernier cas, la vigne rouge conviendra parfaitement.

7.

De nombreuses interactions existent, aussi est-il important de se renseigner auprès de son médecin, de lui poser la question, ou encore, auprès des pharmaciens avant l'achat d'un produit à base de plantes.

Astuces et mises en garde

Astuce(s) :

Remplacez le jus de pamplemousse par un jus de pomme, par ex. qui n'a pas ces interactions.

Mise(s) en garde :

Evitez bien sûr, les cocktails explosifs de médicaments et si vous n'êtes pas sûrs, posez la question à votre médecin traitant : par ex. pas d'aspirine si on suit un traitement d'anti-inflammatoires non stéroïdiens ; mais les interactions médicamenteuses sont très nombreuses et c'est une raison pour laquelle avoir un médecin traitant référent est une bonne chose, car il vous connaît.

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