Comment dire à un enfant qu’il a été adopté ?

Comment dire à un enfant qu’il a été adopté ?

Vous avez adopté un enfant… Et un jour ou l’autre, vous serez bien obligé de lui dire que vous n’êtes pas ses parents biologiques. Mais quand et comment s’y prendre pour faire cette annonce ? Quelques pistes explicatives…

Étapes de réalisation

1.

Il n’y a pas de bon jour, ni de moment idéal pour faire ce genre d’annonce. Il est préférable de le faire dès le début de l’adoption, dans des conversations banales avec des mots simples. Par exemple, expliquez-lui que vous ne pouviez pas avoir d’enfants et comme vous aviez de l’amour à donner, vous avez opté pour son adoption. Plus vous le faites tardivement, plus le choc est difficile à encaisser. Essayez, par conséquent, de le lui expliquer au fil des années.

2. Ne pas le harceler

Ce n’est pas parce que l’enfant est au courant de la situation qu’il faut lui dire et lui répéter sans cesse que vous n’êtes pas ses « vrais parents ». Bien, au contraire ! Bien qu’il n’en parle pas ou peu, l’enfant connait la vérité et ses origines. Il sait également que le sujet n’est pas tabou à la maison et qu’il peut revenir vers vous s’il en éprouve le besoin.

3. Le dialogue est essentiel

Lorsqu’il va grandir, l’enfant va s’interroger sur ses origines et ses parents biologiques. Vous n’aurez pas toutes les réponses à ses questions. Rien ne sert d’inventer des histoires. Il est préférable de lui dire que vous ne connaissez pas tout sur son passé. Il faut rester le plus honnête possible.

De même, il est vivement conseillé de conserver dans une boîte, tous ses souvenirs (certificat de naissance, photo de sa ville natale, photo avec ses parents à la naissance, etc.). Ainsi, vous aurez l’occasion de partager cette séquence émotion avec votre enfant lorsqu’il sera en âge.

4. Ne pas l’annoncer sous le coup de la colère

Même si l’enfant est difficile à gérer et qu’il a le don de mettre vos nerfs en pelote, il ne faut absolument pas lui dire (ou lui ressasser) qu’il a été adopté sous le coup de la colère. Ni que vous n’êtes pas sa mère ou que son père n’est pas son père. Ces phrases seraient d’une extrême violence et entraîneraient la souffrance de votre enfant.

5. Les expressions à proscrire

« Parents de naissance », « père de naissance », « mère de naissance », « vrais parents », « parents adoptifs » sont des expressions à proscrire de votre langage. En adoptant l’enfant, vous devenez ses parents. C’est donc bien vous sa mère et son père !

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