Comment sont transportés les animaux

 

par Gadounette |

     
Comment sont transportés les animaux

Transport d’animaux vivants

Beaucoup d’animaux (chevaux, cochons, vaches, moutons….) destinés ou non à l’abattoir souffrent des mauvaises conditions de transport. Cette situation est propice à la propagation de maladies.

Étapes de réalisation

1. Des voyages souvent très longs

Les transports d’animaux concernent généralement les transports de longue distance très pénibles pour eux. Ce phénomène est mondial. Ils sont trimbalés durant des heures que ce soit par transport routier, maritime, ferroviaire ou aérien.


On peut transporter les animaux d’un continent à un autre, d’un pays à un autre, voire d’une région à une autre.


En Europe, on transporte environ 6 millions d’animaux à travers le monde. Les trajets durent plusieurs jours.


En ce qui concerne l’Australie, qui est un très grand continent, les animaux peuvent voyager plus de 50 heures dans un premier temps. Ensuite, ils peuvent voyager plusieurs semaines par la mer pour terminer par un voyage routier ou ferroviaire. Beaucoup d’entre eux n’arrivent pas à destination.


De nombreux camions ne possèdent pas la climatisation ou le chauffage quand il fait un froid glacial, au Canada par exemple.

2. Les problèmes rencontrés pendant le transport

Beaucoup d’animaux souffrent de déshydration, de surpopulation, de stress.


La déshydration : en période estivale, où la chaleur est au rendez-vous durant des heures, les animaux peuvent être parqués sans eau voire sans nourriture suffisante pour le voyage.


La surpopulation : pour transporter un maximum d’animaux et faire du profit, on les entasse sans s’occuper de leur confort. Certains sont piétinés, les plus robustes sont blessés, les plus fragiles meurent.


Le stress : durant ces longues heures, les animaux sont inquiets, stressés et très fatigués voire épuisés.

3. L’arrivée à « bon port »

Enfin, fin du voyage, mais le calvaire n’est pas terminé car les animaux ayant survécu sont déchargés dans des conditions très difficiles au moyen de bâtons électrifiés ou non pour les faire avancer plus vite. Ils sont ensuite abattus et pas toujours dans les règles concernant la protection animale pour finir dans nos assiettes.


Les plus chanceux, qui bénéficieront d’un voyage peut-être un peu plus agréable, pourront espérer une fin de voyage dans une animalerie pour être revendus, dans des expositions, des courses, des marchés, des foires à bestiaux voire chez un maquignon ou dans des centres équestres.

4. La propagation des maladies

Durant le transport, les animaux plus ou moins en bonne santé peuvent véhiculer diverses maladies transmissibles ou non à l’homme comme la grippe aviaire, la peste porcine ou la fièvre aphteuse. Les contrôles vétérinaires ne sont pas toujours au rendez-vous, ce qui fait que certaines maladies peuvent avoir un effet dévastateur pour les animaux mais également pour l’homme.

5. La réglementation française sur le transport animal

En France, un décret d'août 2003 concernant les animaux vivants vise à les protéger lors du transport.


► Formalités et contrôles

Selon l'article R214-49 du code rural, le transporteur chargé d'emmener les animaux vivants doit faire une demande d'agrément par lettre recommandée avec accusé de réception aux services vétérinaires de son département. Des pièces justificatives doivent accompagner et appuyer cette demande :

- un engagement écrit conforme au modèle de l’annexe IV de l’arrêté du 5 novembre 1996 ;
- la description des moyens de transport utilisés pour le transport des animaux ainsi que l’immatriculation du véhicule ;
- la liste des convoyeurs tels que définis à l’article R214-55 du code rural ;
- des documents prouvant la qualification des personnes exerçant la fonction de convoyeur.

Les agents des services vétérinaires réalisent ensuite une visite sur place pour contrôler que les conditions de transport sont bien remplies et conformes afin que les animaux voyagent dans de bonnes conditions. Si c’est le cas, le transporteur obtient son agrément.


► Durée du transport

La durée du transport doit être au maximum de huit heures pour les équidés et les espèces bovine, porcine, ovine et caprine. Les animaux sont ensuite déchargés pour pouvoir se reposer, se nourrir, et s’abreuver durant 24 heures pour repartir sur une nouvelle période de huit heures par exemple, si le voyage le nécessite.


La durée maximale de transport peut être prolongée, sous certaines conditions très précises pour les transports ferroviaires, maritimes et aériens.


► Les animaux inaptes aux voyage

Les animaux inaptes à voyager sont ceux qui sont malades, blessés, ceux qui risquent de mettre bas durant le transport (ou qui ont mis bas il y a moins de 48 heures) et les nouveau-nés.

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