Comment différencier un trouble unipolaire d'un trouble bipolaire ?

 

par stylo |

     

Les troubles bipolaires et unipolaires sont deux troubles de l'humeur majeurs qui affectent des millions de personnes. Toutefois, il existe quelques différences distinctes en ces deux maladies mentales. Si ce sujet vous intéresse et que vous souhaitez en savoir plus, lisez la suite de cet article...

Étapes de réalisation

1.

Le trouble bipolaire est caractérisé par deux phases distinctes, une maniaque et une dépressive. Le cycle rapide entre les humeurs sur une période de temps relativement courte est un élément clé du trouble bipolaire. Le trouble unipolaire est un épisode dépressif majeure, un trouble mental impliquant en général la perte d'intérêt ou de plaisir dans les activités quotidiennes, un moral très bas et une très faible estime de soi.

2.

Les personnes bipolaires souffrent de périodes de manie extrême qui sont exprimées par l'excitation, les pensées irrationnelle et l'insomnie. Certains souffrent d'une phase d'hypomanie, qui n'est pas aussi extrême ou débilante comme la phase maniaque. Les personnes atteintes d'un trouble unipolaire ne subissent pas d'épisode maniaque.

3.

Les personnes bipolaires et unipolaires souffriront de dépression avec des périodes graves où ils perdent leur capacité à apprécier la vie. Ils souffrent alors d'un sentiment de culpabilité, de tristesse et de haine envers eux-mêmes, de dévalorisation, d'un sentiment d'impuissance. Ces symptômes sont significatifs des deux troubles.

4.

Le trouble bipolaire est une maladie à vie. Les personnes atteintes de ce trouble doivent prendre des médicaments et suivre des conseils psychologiques afin de traiter la maladie. Lorsqu'ils sont correctement traités, les sautes d'humeur deviennent moins fréquentes et sont plus contrôlables. Les médicaments et la psychothérapie par électrochocs sont des outils efficaces pour le traitement du trouble unipolaire.

Commentaires

dcaissy | 03/11/2012  

Les troubles unipolaires maniaques, bien qu'ils soient extrêmement rares (y a-t-il même des statistiques sur le sujet?); on parle d'un individu sur quelques milliers selon de sérieuses observations dans le milieu de la maladie bipolaire. Chez "Revivre" (www.revivre.org), à Montréal, organisme majeur au Québec, qui aide les personnes anxieuses, dépressives ou bipolaires, on se maintient depuis un certain temps, à n'énumérer que trois types de bipolaires. La liste a par contre déjà été plus exhaustive, alors que plus de trois types y étaient décrits. Sur leur liste des "Principaux types de troubles bipolaires", il y avait six types, dont le sixième était "le trouble maniaque unipolaire". Puisque les rares personnes qui en souffrent ne sont atteintes que de manies lorsque non médicamentée, même s'ils souffrent d'une dépression isolée, on ne peut parler de bipolarité. Par contre, étant donné l'extrême rareté d'unipolaires maniaques, plusieurs ne croient pas qu'ils existent et il faut les comprendre. Pour ce qui est des personnes qui ne font que des dépressions, il y a bien entendu des sous groupes, mais mis à part les exceptions, il n'y a qu'une seule façon de les identifier dans la population générale : ce sont des personnes dépressives, point à la ligne. Le seul lien que l'on puisse faire entre les dépressifs et les bipolaires, ce sont uniquement les dépressions. Tout bipolaire serait mal soigné s'il ne se faisait traiter que pour ses dépressions ET tout dépressif serait mal soigné s'il était traiter pour les deux pôles de la maladie bipolaire... encore pire s'il n'était soigné que pour les manies, alors qu'il n'en souffre pas. À chaque maladie son traitement. La personne qui est unipolaire maniaque, peut bien entendu recevoir toutes les informations voulues auprès des organismes prenant soin d'aider les bipolaires. Mais je me dois de le préciser à nouveau : ils ne sont pas pour autant bipolaires, toute information sur la dépression leur étant inutile. Médicalement parlant, l'unipolaire maniaque ne reçoit que de la médication lui permettant d'éviter des manies Lithium, Épival, etc.) L'unipolaire maniaque n'est pas à l'abri d'une dépression dans sa vie, il est comme tout le monde. Par contre, s'il en vit, on ne peut les relier qu'à une manie et elles ne sont pas cycliques. À moins de vivre une dépression dans sa vie, l'unipolaire maniaque n'a pas besoin d'antidépresseurs, ni de traitements psychologiques visant la dépression, pas plus que de psychiatrie pour des dépressions. Bien entendu, il peut vivre une dépression au cours de sa vie, mais dépression que toute personne "normale" subirait de par les événements la provoquant. Donc, aucun lien avec les manies, pas plus qu'avec la bipolarité. En terminant ce bref résumé, je ne veux blesser qui que ce soit avec ce qui suit, encore moins les personnes malades. La nature favorise, jusqu'à un certain point, les unipolaires maniaques aux dépressifs et aux bipolaires, étant donné l'absence de dépression. Mais soyons honnêtes malgré tout, aucune maladie n'est agréable à vivre. Daniel Caissy, unipolaire maniaque, Montréal, Canada. - Ex-conférencier technique sur la maladie bipolaire (2005); - Conférencier (témoignages) depuis 2004, dans la province de Québec; Survol de mon passé, qui m'aurait "normalement" valu plus d'une dépression : - Victime du "trouble de l'attachement" de façon sévère, peu de temps après ma naissance. Il s'agit d'un traumatisme majeur pour lequel je suis en train d'en compéter la guérison grâce à la psychothérapie... après 53 ans de souffrances(2102); - Agressé sexuellement par un oncle pédophile en 1972 et 1974. Conséquences : Importantes conséquences psychologiques au cours des 30 années suivantes. (Réglé en psychothérapie en 2004); - Une seule dépression à vie, en 1978, reliée uniquement au "trouble de l'attachement" et aux agressions sexuelles (rien à voir avec la maladie bipolaire). Je n'ai pas eu besoin de prendre de médication grâce à la présence constante de ma mère au cours de cette période difficile. (Réglé en quatre mois, grâce à son amour indéfectible, ainsi qu'à ses multiples attentions); - Unipolaire maniaque depuis 1978 (Réglé dès la prise du lithium). Aucune conséquence psychologique de nature dépressive. (Acceptation de la maladie 12 ans plus tard, en 1990); - Difficultés personnelles majeures en 1989, sans aucunes conséquences psychologiques de nature dépressive; - Deuxième épisode de manie en 1990, alors que j'avais laissé le lithium, ne voulant plus être associé à la psychiatrie. (Remis sur pieds dès la reprise du lithium). Aucune conséquence psychologique de nature dépressive - Trois opérations majeures dans la tête en 2000, en cinq semaines, dont la dernière m'a sauvé la vie. Résumé des conséquences : Lourde médication en plus d'être déclaré invalide à 41 ans. Un an et demi avant d'être relativement bien physiquement. Aucune conséquence psychologique de nature dépressive. J'ai également eu la chance d'avoir une détermination hors du commun, qui m'a permis : - De guérir par moi-même, sur une période de plus d'un an, un tympan perforé dont quatre opérations n'étaient pas venues à bout; - De recouvrer, en 2011, l'énergie perdue lors de la première opération dans la tête. Onze ans de travail acharné pour y parvenir, là où mes médecins n'y croyaient pas. Pas de miracle, que de suivre mon instinct, avec énormément de détermination!

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