Comment déguster les vins doux issus du Midi ?

 

par natlie73 |

     

Pourquoi se priver du plaisir de déguster quelques gorgées de vin doux naturels issus du midi ? Ils dégagent des parfums de fruits intenses. A savourer les yeux fermés…

Étapes de réalisation

1.

En ces mois de froidure, qu’ils sont plaisants les vins doux naturels (ou VND) qui rappellent l’été et ses fruits mûrs, la sieste à l’ombre d’un platane et l’accent du midi. Ils viennent de ces terres rudes et chaudes qui dégringolent vers la Grande Bleue, et d’abord du Roussillon, qui en produit 90% : banyuls et banyuls grand cru, le haut de gamme, Maury, grand Roussillon, Rivesaltes et Muscat de Rivesaltes. Mais aussi du Languedoc, avec ses muscats de Lunel, de Mireval, de Saint Jean de Minervois – des côtes du Rhône remarquables pour leurs appellations rasteau et muscat de Beaumes de Venise.

2.

Ce sont tous des vins doux, que l’on sirote dès l’apéritif, mais qui, bien que sucrés, laissent la bouche fraîche comme le printemps pour peu qu’on n’en abuse pas. Ils peuvent également accompagner des plats en cours du repas : un foie gras en entrée, des fromages bleus type Roquefort et des desserts aux fruits en tout genre. Mention particulière doit être faites à deux VDN : le Maury et le Banyuls qui s’avèrent délicieusement convaincants avec des desserts au chocolat, un mariage pourtant réputé difficile.

3.

Malgré leurs différences de provenance et de couleurs (rouges, rosés, ambrés, blancs…) tous ces VDN sont élaborés à partir de cépages aux grains sucrés, grenache et muscats en tête, qui rendent inutile tout rajout de sucre et que l’on vendange lorsqu’ils sont très mûrs. Leur secret de fabrication réside dans l’opération du mutage. Celle-ci consiste à stopper la fermentation du jus de raisin lorsqu’il atteint un taux précis de sucres, en y ajoutant un alcool à 90° qui bloque la vinification en conservant intacts des sucres qui auraient disparu si le processus était allé à son terme.

4.

Une fois qu’ils ont mutés, la plupart des VDN sont mis en fûts. D’autres – le Maury et certains banyuls – sont versés dans des bonbonnes de verre et exposés de long mois en pleine nature, au froid comme à la canicule.

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