Comment accueillir les mauvaises herbes dans son jardin ?

 

par pacific2 |

     
Comment accueillir les mauvaises herbes dans son jardin ?

Qu’est-ce qu’une mauvaise herbe ? « Une plante dont on n’a pas encore découvert les vertus » a dit le philosophe américain Ralph Waldo Emerson. On pourrait ajouter « dont on a oublié les vertus », car elles étaient autrefois généralement connues.
Vous êtes las de lutter contre les « mauvaises herbes » ? Peut-être qu’en les considérant d’un autre œil, constaterez-vous qu’il peut être plus agréable de les intégrer au jardin…

Étapes de réalisation

1. Des mauvaises herbes ? Une question de point de vue

Les mauvaises herbes sont considérées comme gênantes lorsqu’elles s’étalent au jardin, étouffent les autres plantes cultivées, entravent les interventions du jardinier.
Cependant, il suffit de connaître –ou de reconnaître- leurs qualités pour ne plus les voir comme des intruses.
Et faire de leur présence –contrôlée bien sûr- une source de satisfaction.

2. Esthétisme

De nombreuses plantes sauvages présentent une floraison ravissante : coquelicot, pâquerette, pissenlit, violette, bouton-d’or, primevère… pour ne citer que les plus courantes.
La plupart émaillent la pelouse de belles couleurs et attirent les butineurs. Il suffit d’espacer les tontes pour en profiter !

3. Connaissance des sols

Les plantes sauvages, dites également adventices, sont parfaitement adaptées aux terrains où elles apparaissent en nombre. Aussi leur présence renseigne-t-elle sur la nature d’un sol, avec ses caractéristiques, ses richesses et ses carences.

4. Amélioration des sols

De nombreuses adventices ont une action ré-équilibrante sur les sols, en concentrant des éléments qui leur manquent, et en les restituant lorsqu’elles se décomposent. Les longues racines de certaines puisent des éléments dans les sols bien au-delà de ce dont sont capables les plantes cultivées, et les remontent à la surface.
D’autres aèrent les sols et permettent une meilleure pénétration de l’humidité.
Le principe de la jachère, bien connue de nos ancêtres et remise aujourd’hui à l’honneur, utilise ces facultés.
Quelques exemples :
Les chardons aèrent les sols et font remonter l’humidité à la surface.
Les orties pompent les excès d’azote et apportent fer et enzymes.
Le liseron améliore le sol.

5. Protection des sols

En automne et en hiver, laisser se développer les adventices constitue une efficace protection des sols en remplaçant efficacement un mulch. Leurs racines travaillent le sol, leur décomposition produit de l’humus et elles favorisent la vie microbienne.

6. Enrichissement du compost

Si vous pratiquez le compostage, l’ajout de nombreuses adventices l’enrichira considérablement en minéraux et oligo-éléments dont elles sont porteuses. Évitez simplement de les ajouter en fleur ou en graines si vous ne souhaitez pas les multiplier exagérément au jardin.

7. Protection des plantes cultivées

De nombreuses adventices préservent fruits et légumes de certains de leurs prédateurs lorsqu’ils sont cultivés en compagnie les uns des autres.

8. Faire la part des choses

Il ne faut évidemment pas se laisser envahir par les adventices. Elles sont à proscrire dans les semis, par exemple, mais certaines peuvent ensuite accompagner sans dommage les plantes suffisamment développées.
Apprenez à connaître les adventices utiles (presque toutes le sont d’une manière ou d’une autre), et à leur accorder une place au jardin.
Il n’en sera que plus riche !

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