Comment définir le philosophe du XVIIIe siècle ?

 

par evegill |

     
Comment définir le philosophe du XVIIIe siècle ?

Siècle des Lumières, le XVIIIe est l'époque de bouleversements historiques et sociaux, scientifiques et techniques. C'est le temps d'un renouveau des mentalités, que les intellectuels tentent d'étendre par l'entremise de leurs idées et de leurs oeuvres. Le philosophe des Lumières peut se définir à travers quatre caractéristiques principales, qui convergent toutes vers un point unique : l'engagement, avec un regard résolument tourné vers la recherche du bonheur.

Étapes de réalisation

1.

Un philosophe du progrès :

Les connaissances permettent l'avancée de la société, aussi bien matérielle qu'idéologique. L'homme doit donc s'instruire : l'Encyclopédie de Diderot et d'Alembert voit le jour au milieu du siècle. Car l'homme qui connaît est l'homme de demain : l'heure est à l'ouverture des esprits, condition incontournable d'un progrès unifié et efficace sur la durée.

2.

Un philosophe de la raison :

L'évolution scientifique et technique encourage à faire de la raison le principal guide de la réflexion. Mais user de cette faculté ne signifie pas pour autant avoir raison : le doute est toujours permis, et discussions et remise en cause sont nécessaires à un bon développement intellectuel.

3.

Un philosophe de la société :

Il est primordial de diffuser ses idées : le philosophe doit être parfaitement intégré à la société afin d'écouter et d'être écouté. Il est en relation avec l'homme "commun" (les salons), mais il lui arrive aussi d'être proche des grands : les rois, dont il souhaite faire des "monarques éclairés".

La société est également l'un de ses thèmes de prédilection : l'organisation politique et législative donne lieu à de nombreux débats (Rousseau, Montesquieu).

4.

Un philosophe du combat :

Le combat pour la liberté de pensée est la priorité des philosophes du XVIIIe siècle.

La religion a également une place prépondérante dans leurs discussions : intolérance, injustices sont dénoncées et citées comme exemples de réflexion (Rousseau, "Les hommes naissent égaux"). Le philosophe se fait ainsi l'avocat des plus faibles ou des victimes (Voltaire et l'affaire Calas), allant parfois jusqu'à connaître la censure ou l'exil suite à la publication d'oeuvres jugées trop tendancieuses.

Commentaires

Jean-adrian ducastaing | 21/05/2013  

oui

tg1 | 14/10/2012  

les philosophes sont des nases

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